Le Canada perd une place sur l’indice de perception de la corruption de Transparency International

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J’ai traduit pour le compte de TI un communiqué de presse que l’organisme a publié hier. Il s’agit de résultats d’un sondage réalisé dans l’Ouest canadien concernant la perception des citoyens concernant la corruption. J’ai également joint les liens pour consulter le rapport de TI.

Bonne lecture !

Toronto, le 29 janvier 2019

Le Canada a perdu un point et une position sur l’Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International (TI) en 2018, à égalité au 9e rang avec un score de 81 sur 100.

Bien que le Canada se classe toujours dans le top 10 du classement grâce à des institutions solides et à la primauté du droit, son score sur l’IPC reflète ce que beaucoup de Canadiens savent déjà; notre pays n’est absolument pas parfait.

Des allégations de fixation du prix du pain aux continuelles révélations du « modèle de Vancouver », en 2018 les Canadiens ont été touchés par la collusion, le blanchiment d’argent, l’influence indue et d’autres activités similaires qui portent atteinte à la primauté du droit.

La corruption n’est pas un crime sans victime. Les Canadiens ressentent l’impact des prix gonflés de la nourriture et du logement. Dans ses effets les plus corrosifs, la corruption contribue à alimenter la crise des opioïdes à travers l’exploitation des failles du régime canadien de lutte contre le blanchiment d’argent.

Les Canadiens souffrent également de corruption en raison de la perte de confiance dans les institutions publiques. Chaque scandale ajoute au cynisme et au sentiment que les règles du jeu sont bien établies pour les individus les plus puissants.

Pour approfondir les réflexions des Canadiens sur la corruption, TI Canada a publié en 2018 le premier sondage national sur la perception du public intitulée : Baromètre de la corruption dans l’Ouest canadien.

Les réponses des Canadiens aux questions du sondage reflètent leur méfiance à l’égard des institutions.

Par exemple, concernant les partis politiques et le gouvernement fédéral — plus de 40 % de la population croient que ceux-ci sont affectés par la corruption. La politique au niveau provincial n’a que légèrement supérieure dans l’ensemble, alors que pour les entreprises canadiennes 39 % des Canadiens de l’Ouest estimaient que ceux-ci étaient sujets à la corruption. Dans l’un des exemples les plus marquants de la convergence des perceptions et de l’impact direct, 37 % des habitants de Vancouver ont qualifié le secteur immobilier « d’extrêmement corrompu ».

« Quand je parle aux Canadiens de la lutte contre la corruption, j’entends souvent bonne chance », dit le Directeur général de TI au Canada M. James Cohen. « Cette réponse permet de constater que le citoyen reconnaît qu’il y a de la corruption au Canada, mais démontre malheureusement aussi que les Canadiens pensent qu’elle est trop enracinée ou contrôlée par les pouvoirs supérieurs ».

Le baromètre de la corruption dans l’ouest du Canada révèle un grand avantage dans la lutte à la corruption: la grande majorité des personnes interrogées ont déclaré qu’ils aideraient un collègue ou un ami dans leur lutte contre la corruption, ou signaleraient eux-mêmes un cas de corruption.

Les Canadiens de l’Ouest signent également des pétitions et paient davantage pour acheter d’entreprises qu’ils jugent propres.

Cohen a déclaré : « ce qui est important, dans la lutte contre la corruption, c’est que les Canadiens doivent voir que le changement peut se produire, que la responsabilité, la transparence et l’intégrité peuvent être améliorées. La corruption peut être difficile à démêler, mais ce n’est pas impossible. Cela demande juste du dévouement et de l’action. »

L’évolution des révélations du « modèle de Vancouver » en matière de blanchiment d’argent est un exemple de défis qui peuvent sembler accablants, mais les changements proposés des règles dans la gestion du jeu en Colombie-Britannique, et la législation sur la transparence de la propriété immobilière peuvent apporter les changements nécessaires au niveau des systèmes.

Bien qu’il existe que peu de solutions miracles pour lutter contre la corruption, les Canadiens doivent rester vigilants dans le maintien de l’état de droit et des institutions démocratiques.

« On dit tristement que la corruption lubrifie les rouages de la bureaucratie », a déclaré M. Cohen, « mais je dirais que l’apathie et le cynisme gardent la voie de la corruption pavée. Nous devons nous assurer que le chemin actuel ne nous mène pas plus bas dans l’IPC. »

Pour tout commentaire, veuillez contacter

ti-can@transparencycanada.ca

Pour le CPI 2018 de TI, veuillez cliquer ici.

Pour le Western Canada Corruption Barometer, veuillez cliquer ici.

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