Trop coûteux pour les entreprises, les systèmes de management anti-corruption ? Voici une solution !

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L’un des arguments souvent évoqués pour ne pas exiger l’imposition de normes internationales d’intégrité au sein des marchés publics est le coût d’implantation d’un système de management anti-corruption, l’obtention et le maintien de la certification pour les entreprises.

En cette période de dépression économique, nos gouvernements doivent privilégier les projets de relance qui soutiennent les emplois et les revenus.

Certains prétendent que les coûts économiques, politiques et sociaux de la corruption, pourtant très supérieurs aux coûts de l’obtention d’une certification, sont secondaires dans un contexte où la survie pure et simple des entreprises est menacée.

Il est là le piège tendu à nos gouvernements !

Nous comprenons cette logique qui s’inspire des défis actuels issus de la pandémie. Toutefois, il existe bel et bien une alternative qui soit profitable pour toutes les parties d’un processus d’attribution de contrat publique : l’analyse des risques de corruption par une tierce partie qualifiée.

Dans un scénario d’attribution d’un contrat, pourquoi un finaliste ne devrait-il pas faire réaliser, à ses frais, une analyse du risque de corruption au sein de son entreprise par une tierce partie qualifiée ?

Le rapport d’analyse qui en découlerait ferait état des menaces, des vulnérabilités et des risques. De plus, des recommandations de mesures d’atténuation seraient étoffées afin de mitiger ceux-ci.

Ce rapport indépendant serait remis aux deux parties et permettrait aux donneurs d’ouvrage de respecter leurs obligations de diligence raisonnable et d’intégrité et pour le soumissionnaire, de démontrer sa volonté d’agir avec intégrité et éthique.

En plus des coûts raisonnables de cette alternative, le soumissionnaire disposerait d’un argument concurrentiel supplémentaire pour tout appel d’offres qu’il convoite durant la durée de vie du rapport.

Un soumissionnaire sérieux pourrait, à tout moment, poursuivre son processus d’implantation d’un système de management anti-corruption reconnu et obtenir sa certification officielle.

Dans le contexte actuel d’urgence, en agissant de la sorte, nos gouvernements favoriseraient la reprise économique tout en s’assurant d’appliquer les leçons des erreurs passées sans alourdir inutilement les coûts pour les soumissionnaires.

Voilà une solution dite gagnant — gagnant pour toutes les parties impliquées et surtout pour nous, les contribuables qui assument les coûts de la corruption !

Qu’en pensez-vous ?

Pierre Brien

Serge Barbeau

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